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    Classification (européenne) des bâtiments de guerre

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    DahliaBleue

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    Classification (européenne) des bâtiments de guerre

    Message  DahliaBleue le Dim 14 Aoû 2016 - 10:09

    Réponse à un post en provenance de .

    xtian29 a écrit:[…] Effectivement on parle toujours de ce code OTAN qui n'en est pas vraiment un. Ceci dit il n'est pas non plus vraiment "Europe Occidentale" avec des pays qui l'utilisent tels que par exemple l'Afrique du Sud ou la Nouvelle Zélande.[…]
    Pour la bonne raison de leur appartenance (lors de l'institution du système) au Commonwealth britannique.
    […] Car c'est surtout un truc d'origine britannique suivi en particulier par les Européens mais pas seulement et s'il n'est pas "OTAN" il est quand même souvent nommé très officiellement "code OTAN"  : roteye: : roteye: […]
    Pas officiellement. Seulement en raccourci, par facilité de langage.
    […] A propos les nombres 200 sont justement surtout britanniques, il faut dire que si tout le monde se limite sur une petite zone  : 600/700 pour la France  - 900 pour la Belgique - 500 pour l'Italie etc.
    eh bien les Britanniques, qui sont à la base de ce truc, utilisent du 0 au 599 […]
    Ils se sont effectivement taillés la part du lion. Logique. Car, à l'époque, la Royal Navy c'était grosso modo 75% de l'ensemble des marines européennes.

    Cette nomenclature a été instituée (en fin 1950) par les marines de quelques pays de l’Europe occidentale (Belgique, Danemark, Norvège, Pays-Bas, Royaume Uni et France) afin de se comparer mutuellement plus aisément.
    Ils ont été rejoints par la suite par l’Italie, la Grèce, le Portugal et la RFA. En tant que partie prenante du Commonwealth, l’Australie, le Canada, l’Inde, le Pakistan, la Nouvelle-Zélande et l’Union sud-africaine ont aussi utilisé ce système de symbolique, mais l’ont depuis plus ou moins abandonné. Le Canada (très vite, dès le milieu des années cinquante) et l’Australie (un peu plus tard) ont à présent un système proche de celui de l’US Navy (que le Japon d’après guerre utilise peu ou prou lui aussi).

    Ci-dessous, voici la répartition de principe des "Block Numbers" des marques de coque des marines de l’Europe occidentale :


    Il ne s’agit donc pas de « blocs OTAN », mais d’une classification relevant uniquement des marines européennes (occidentales).
    Cette classification n’est même pas non plus d’origine Otan : elle n’est d’ailleurs utilisée ni par les Américains (US Navy), ni par les Canadiens.

    C’est en fait le système de classification britannique (et son principe de numérotation) en vigueur en 1945 dans la Royal Navy, qui a été alors adopté et généralisé, en accordant, dans chaque catégorie, aux (autres) marines adhérentes, les créneaux vacants de "Block Numbers" de la RN.
    Cela explique la part du lion prise par les Britanniques (qui avaient alors la plus puissante et la plus nombreuse des marines européennes). Les petites marines n’ont obtenu que des petits morceaux (des miettes ?) dans la part du lion

    Ci-après, les catégories, supposées numériquement abondantes au point d’avoir nécessité une nomenclature, non plus en centaines (de 00 à 999) mais en milliers (de 1000 à 9999).


    Ce qui explique au passage que le lion de la Royal Navy ait si généreusement laissé (aux autres) presque toute la place des L et des M, (dans les 200-999) ayant en 1950 plusieurs centaines d’éléments dans ces catégories, et qui auraient donc débordé des créneaux à eux tout seul.

    Les porte-avions ont un créneau réduit de 00-99 (le même que celui des bâtiments de ligne — B —, aujourd’hui caduc).

    Compléments :
    La Turquie semble s’être raccrochée (en gros, dans les 200-399) au système, mais avec quelques fantaisies : ses grands escorteurs classes MEKO et KNOX sont des F, alors que les petits (Berk et Peyk) sont dans les D !

    Ses numériques se situent dans les 1XX (certains patrouilleurs), 2XX (F), 3XX (D et sous-marins, autres patrouilleurs) et dans les 5XX (bât. antimines, auxiliaires).
    Ils sont donc un peu partout. Et il y a même un 6XX (pour être exacte, le A601, collecteur de renseignement A601 Tekirdag, ancien MSC d’origine canadienne) ! Or ce numéro fait (ou a fait, au cours des années 1990…) conflit/doublon avec notre A601 Monge.

    De plus, la Turquie utilise une nomenclature non normalisée : certaines gabares (ABU) sont repérées P, comme les patrouilleurs ; et surtout les petits amphibies (LCU, LCM) portent la lettre Ç avec une cédille (spécificité et exclusivité kémalienne).
    Ces éléments conduisent à conclure que les Turcs n’ont pas adhéré officiellement au système UEO (ce qui confirme que ce dernier n’est en rien imposé par l’OTAN…) mais s’en sont seulement inspiré.

    Clin d’œil insolite : une citerne à eau (Y112) nommée… Pinar !
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    xtian29

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    Re: Classification (européenne) des bâtiments de guerre

    Message  xtian29 le Dim 14 Aoû 2016 - 10:47

    Hello  Dalhiableue  

    C'est en gros ce que je disais ailleurs : le système est d'origine britannique.

    Pour ce qui est de l'emploi officiel de ce titre "code OTAN" je l'ai par exemple vu utilisée sur la notification officielle pour un bâtiment en construction, notification qui indiquait pour le première fois le nom et le code OTAN -  je l'ai aussi vu assez fréquemment pour les demandes d'escales à l'étranger, avec du coup les indications nom : Tartempion - code OTAN  D6..

    Personnellement j'utilise généralement le terme "numéro de coque" (hull number)  

    Marrant les deux A601 et le Pinar pour la citerne à eau !

    A+ Xtian

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